Vendredi 20 août 1954
Départ à 9 heures pour Vérone, via Milan. La pluie menace. C'est donc le moment de quitter les monts hélvètes pour goûter un peu les plaisirs de la ville.
Après avoir entrevu Côme, je débarque à Milan dont la gare est une formidable fourmillière. N'ayant qu'une heure à passer ici avant de prendre le train pour Vérone, je m'en vais jeter un coup d'oeil aux abords de la gare ...
Une bonne place de coin dans une confortable voiture italienne, avec une température très supportable. Il est midi onze minutes. Nous serons à Vérone à 14H30. Voyage sans grand intérêt jusqu'à Desenzano del Garda mais à partir de là, on a de belles échappées sur le lac de Garde et les sommets environnant enroulés aujourd'hui dans leurs écharpes de brume. Après Peschiera, de nouveau la plaine, une plaine admirablement cultivée.
Peu avant Verone, une petite pluie d'orage et qui semble vouloir durer tandis que l'atmosphère devient plus lourde.
Mais ce n'est que passager et tant mieux. A Verone, en sortant de la gare, j'avise un "portatore" en lui demandant s'il peut m'indiquer un hôtel. Ce qu'il fait illico. Mais il me rejoint une seconde après et propose de me conduire tout près de là, dans une pension "meno caro" ... A l'hôtel, dit-il, ce sera 2.000 lires par nuit. Et me voilà chez un particulier ou plutôt, une particulière, plantureuse, honnête, je veux le croire, et qui m'ouvre la porte sur une splendide chambre "matrimoniale" ... (qu'elle dit), où rien ne manque, pas même une coiffeuse (!), le tout pour 1.400 lires ...
"Humm ...", j'aime la liberté moi, et puis j'ai bien l'impression qu'on me floue ... J'ai donc décliné l'offre et mon "portatore". Et bien, il m'a réclamé 200 lires pour avoir porté ma valise moins de 500 mètres, c'est le tarif.
J'ai donc repris en charge la dite valise, l'autre étant restée à Lugano où je retournerai lundi, et 2 minutes plus tard, j'étais logé au Grand Hotel, 103, Corso Porta Nuova et, y compris tous les avantages d'un établissement de ce genre, pour 1.400 lires.
Installation, et à 16 heures, me voilà dehors pour un tour d'orientation avec mon imperméable sur le dos car il continue à pleuviner ...
Après avoir entrevu Côme, je débarque à Milan dont la gare est une formidable fourmillière. N'ayant qu'une heure à passer ici avant de prendre le train pour Vérone, je m'en vais jeter un coup d'oeil aux abords de la gare ...
Une bonne place de coin dans une confortable voiture italienne, avec une température très supportable. Il est midi onze minutes. Nous serons à Vérone à 14H30. Voyage sans grand intérêt jusqu'à Desenzano del Garda mais à partir de là, on a de belles échappées sur le lac de Garde et les sommets environnant enroulés aujourd'hui dans leurs écharpes de brume. Après Peschiera, de nouveau la plaine, une plaine admirablement cultivée.
Peu avant Verone, une petite pluie d'orage et qui semble vouloir durer tandis que l'atmosphère devient plus lourde.
Mais ce n'est que passager et tant mieux. A Verone, en sortant de la gare, j'avise un "portatore" en lui demandant s'il peut m'indiquer un hôtel. Ce qu'il fait illico. Mais il me rejoint une seconde après et propose de me conduire tout près de là, dans une pension "meno caro" ... A l'hôtel, dit-il, ce sera 2.000 lires par nuit. Et me voilà chez un particulier ou plutôt, une particulière, plantureuse, honnête, je veux le croire, et qui m'ouvre la porte sur une splendide chambre "matrimoniale" ... (qu'elle dit), où rien ne manque, pas même une coiffeuse (!), le tout pour 1.400 lires ...
"Humm ...", j'aime la liberté moi, et puis j'ai bien l'impression qu'on me floue ... J'ai donc décliné l'offre et mon "portatore". Et bien, il m'a réclamé 200 lires pour avoir porté ma valise moins de 500 mètres, c'est le tarif.
J'ai donc repris en charge la dite valise, l'autre étant restée à Lugano où je retournerai lundi, et 2 minutes plus tard, j'étais logé au Grand Hotel, 103, Corso Porta Nuova et, y compris tous les avantages d'un établissement de ce genre, pour 1.400 lires.
Installation, et à 16 heures, me voilà dehors pour un tour d'orientation avec mon imperméable sur le dos car il continue à pleuviner ...
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