Cartes vues, limon soda, cono et chocolat mousseux ...
...
N'ayant nullement envie de faire la moindre sieste, j'ai été quérir mes instruments de chasseur d'images ainsi que ma lunette mono (oculaire?)... et je me suis rendu en 6 ou 7 minutes par accelerato évidemment à 6 kms de Ravenne, c'est à dire à Classe qui au temps d'Auguste, était le port de Ravenne. Mais depuis lors, la mer a cédé du terrain et dans la première moitié du 6ème siècle, on y a élevé une splendide basilique, splendide surtout par ses mosaïques. J'ai enfin pu les regarder tout à mon aise et les détailler grâce à ma lunette ... qui est bien utile en ce cas.
Les trains qui s'arrêtent sur cette grande ligne, Milan-Bologne-Rimini-Ancône, ne sont pas nombreux.
Arrivé à Classe vers 15h30, je ne pouvais décemment, comme bien des touristes préssés, non pas de voir mais d'avoir vu, repartir par le train de 16h26. Or le suivant n'arrivait qu'à 19h35. Et je ne me souciais pas non plus de rejoindre Ravenne en faisant 6 kms à pied sur une route qui n'offre aucun intérêt.
Et c'est pourquoi, vers 18h, ayant vu tout ce qu'il y avait à voir, je me suis installé au café proche de la gare.
Et là, j'ai très utilement employé ce temps mort à me reposer,- à me désaltérer d'un "limon soda", - et puis d'un "expresso",- à écrire aux amis et connaissances des cartes vues de Ravenne, où je les assure, selon l'usage, de mon bon souvenir,- à tranquiliser la famille en lui donnant de bonnes nouvelles, et enfin à écrire mes mémoires sur cette journée qui, pour être une journée de transition n'en doit pas moins être à marquer d'une pierre blanche.
A 19h55, j'étais de nouveau "chez moi", et comme je n'avais pas faim, mais vraiment pas faim, une fois remis en ordre, je me suis contenté d'un monumental "cono" que j'ai lèché avec délices en regardant les vitrines de la Piazza Del Popolo. Et c'est là encore, qu'avant de rejoindre mes pénates, j'ai été prendre à 22 heures, une tasse de chocolat mousseux, tout en achevant mon compte rendu.
Coucher à 23h15.
Mercredi 30 août 1967
N'ayant nullement envie de faire la moindre sieste, j'ai été quérir mes instruments de chasseur d'images ainsi que ma lunette mono (oculaire?)... et je me suis rendu en 6 ou 7 minutes par accelerato évidemment à 6 kms de Ravenne, c'est à dire à Classe qui au temps d'Auguste, était le port de Ravenne. Mais depuis lors, la mer a cédé du terrain et dans la première moitié du 6ème siècle, on y a élevé une splendide basilique, splendide surtout par ses mosaïques. J'ai enfin pu les regarder tout à mon aise et les détailler grâce à ma lunette ... qui est bien utile en ce cas.
Les trains qui s'arrêtent sur cette grande ligne, Milan-Bologne-Rimini-Ancône, ne sont pas nombreux.
Arrivé à Classe vers 15h30, je ne pouvais décemment, comme bien des touristes préssés, non pas de voir mais d'avoir vu, repartir par le train de 16h26. Or le suivant n'arrivait qu'à 19h35. Et je ne me souciais pas non plus de rejoindre Ravenne en faisant 6 kms à pied sur une route qui n'offre aucun intérêt.
Et c'est pourquoi, vers 18h, ayant vu tout ce qu'il y avait à voir, je me suis installé au café proche de la gare.
Et là, j'ai très utilement employé ce temps mort à me reposer,- à me désaltérer d'un "limon soda", - et puis d'un "expresso",- à écrire aux amis et connaissances des cartes vues de Ravenne, où je les assure, selon l'usage, de mon bon souvenir,- à tranquiliser la famille en lui donnant de bonnes nouvelles, et enfin à écrire mes mémoires sur cette journée qui, pour être une journée de transition n'en doit pas moins être à marquer d'une pierre blanche.
A 19h55, j'étais de nouveau "chez moi", et comme je n'avais pas faim, mais vraiment pas faim, une fois remis en ordre, je me suis contenté d'un monumental "cono" que j'ai lèché avec délices en regardant les vitrines de la Piazza Del Popolo. Et c'est là encore, qu'avant de rejoindre mes pénates, j'ai été prendre à 22 heures, une tasse de chocolat mousseux, tout en achevant mon compte rendu.
Coucher à 23h15.
Mercredi 30 août 1967
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