Samedi 21 août 1954

Publié le par marie l.

Aujourd'hui, puisque je suis si bien logé, je resterai à Verone "intra muros".
Il faut bien une journée pour voir un peu à l'aise cette antique cité. Et demain, s'il plaît à Dieu, j'irai passer la journée à Venise. Les trains sont fréquents, je pourrai revenir aussi tard que je le voudrai et ainsi, je ne devrai pas encore changer de logement. Lundi, en partant d'ici aussi tôt que possible, je ferai un arrêt aussi long que je le pourrai à Milan, pour finalement rejoindre Lugano où ma chambre est retenue à la Croix Blanche.

Messe à San Luca.
Pour voir Verone, je suis le Guide Bleu qui m'entraîne successivement à la Piazza delle Erbe, la délicieuse Piazza dei Signori, les tombeaux des Scaliger, le Dôme avec une belle Assomption du Titan, le Castelvecchio, et enfin l'église San Zeno dont je ne peux admirer que le portail car il est midi passé.
A 13 heures, de retour à la Piazza Bra, j'ai dîné d'une pizza Napolitana accompagnée de petits sandwiches ... et d'un expresso, le tout couronné d'une énorme Cassata elle aussi Napolitana. Oui mais, maintenant, la drache qui menaçait depuis ce matin s'abbat sur Verone. Le mieux à faire est de réintégrer mes pénates et de faire la sieste.
Cela aussi, comme la pizza, est dans les coutumes du pays.
Après 16 heures, passablement regonflé, et après avoir été retirer par mesure de précaution, car c'est demain dimanche, mon billet à la C.I.T, pour Venise, j'ai repris ma promenade explorative que j'ai du hélas accélerer "poco a poco" car l'orage m'a quelque peu mis en retard. Après un dernier coup d'oeil au Castel San Pietro qui domine le Theatro Romano, et sur les magnifiques quais de l'Adige, je suis revenu machinalement à la Piazza delle Erbe où je me suis installé à la même terrasse qu'hier sans le remarquer, pour le repas du soir. Ce n'est qu'en voyant la tête sympathique du  "cameriere" que je m'en suis aperçu.
Et comme l'appétit ne manque pas, je m'offre un véritable festin ...
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Publié dans Oncle G.

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P
drache ne sonne pas péninsule. quésaco ?
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M
<br /> Mot très belge qui signifie "pluie diluvienne", pluie ayant un caractère de soudaineté et d'abondance.<br /> On parle de la "drache nationale", celle qui s'abbat classiquement sur le défilé le jour de la fête nationale, le 21 juillet.<br /> <br /> <br />
P
je me consacre désormais à la légereté et au deuxieme degré
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P
nota : orographie : étude et description des montagnes
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M
<br /> ... des reliefs ...<br /> <br /> <br />
P
Première répercussion du blog sur mon quotidien : tentative de risotto ce soir. Pas franchement réussi. Je ferais mieux la prochaine fois.
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M
<br /> Je souris évidemment "à la tentative de risotto" ...<br /> Mais je sais que tu (au diable le "vous" !!!) ... feras mieux la prochaine fois ... et ... j'adore la légèreté du propos !<br /> <br /> <br />
P
La complexité orographique de Naples déconcertera tous les amateurs de clarté ou de logique. Pourtant, les peintres anglais de la fin du dix-huitième siècle, en faisant leur Grand Tour, se rendirent à Naples pour retrouver et reproduire l'image d'un idéal classique. Qu'en est-il alors de la musicalité de Naples, du culte des âmes du purgatoire, de la figure de Pulcinella, du corps et de l'absence de corps, des sources sulfureuses, du cycle infini : détruire et se ressourcer ? Ce dyptique sonore bascule du passé vers le présent, du présent vers le passé, c'est un voyage littéraire et musical qui tente d'explorer quelques-unes des contradictions de la ville de Naples.
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